Les dessous du trotteur

S’il permet aux bébés qui commencent à gigoter les jambes d’apprendre à se déplacer, le trotteur ne favorise pas l’apprentissage de la marche. Il peut même être dangereux...

La liberté mais pas à tout prix !
Bébé veut bouger : une après-midi dans son parc l’ennuie et il demande de l’attention et du mouvement. Si vous envisagez le trotteur comme solution, réfléchissez bien avant de vous lancer...

Le trotteur en effet est inutile pour l’apprentissage de la marche : c’est lui qui travaille et non le bébé ! La nacelle supporte le poids de son corps et le maintient en équilibre factice. De plus, elle surélève le bébé en l’obligeant à marcher sur la pointe des pieds. Certaines enquêtes ont démontré qu’il pouvait retarder la marche autonome de deux à quatre mois.

Attention les coins !
Par ailleurs, les accidents sont fréquents. Comme il peut se déplacer très vite, bébé échappe facilement à la surveillance de l’adulte et s’élance dans des couloirs qui débouchent sur des escaliers, ou dérapent jusqu’à heurter violemment les meubles. On note qu’un fort pourcentage des traumatismes crâniens chez l’enfant de moins de 12 mois est dû à un accident de trotteur. On ne compte pas non plus les objets placés en hauteur qui tombent sur la tête de l’enfant après avoir été heurtés. Ou encore, les brûlures sur la porte du four...

Trotter quand même
Si vous choisissez quand même d’acquérir un trotteur, vérifiez qu’il répond à la norme européenne, qu’il est solidement équilibré et bien campé sur ses quatre roues, et que son armature est assez résistante pour soutenir fermement votre bébé. Réglez-le de façon à ce que les pieds de votre bébé touchent le sol bien à plat. Et ne l’y laissez pas plus d’une heure par jour, par tranches de 15 minutes.

Le trotteur doit toujours être utilisé sur une surface plane, sans dénivellation autour. Ne le posez jamais sur une table et cessez de l’utiliser dès que bébé acquiert de la vitesse.